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Caoutchouc : structurer et financer la filière en zone CEMAC

La note stratégique de HIG analyse le marché mondial du caoutchouc naturel et les possibilités de financement de la transformation, de la traçabilité et des producteurs au Cameroun et au Gabon.

Couverture de la note stratégique de HIG sur le caoutchouc

Comment l’Afrique centrale peut-elle mieux valoriser sa production de caoutchouc naturel ? Dans sa publication Commodities Strategic Note – Rubber, Horus Investment Group analyse le marché mondial, l’organisation de la filière au Cameroun et au Gabon, ainsi que les financements nécessaires à son développement.

Un déficit mondial d’offre appelé à se réduire

La note de HIG fait état d’une production mondiale de 14,9 millions de tonnes en 2025, pour une consommation de 15,34 millions de tonnes, d’après les données de l’ANRPC qu’elle reprend. Le déficit d’offre atteint ainsi 440 000 tonnes.

Les perspectives appellent toutefois à la nuance. Selon les prévisions de l’ANRPC présentées dans la note, cet écart pourrait se réduire à 100 000 tonnes en 2026. HIG souligne donc l’importance de la gestion du risque de prix dans le financement des campagnes.

Cameroun et Gabon : privilégier la valeur ajoutée

La Côte d’Ivoire constitue le point de comparaison africain. La publication situe sa production à 1,9 million de tonnes et ses exportations à 3,25 milliards de dollars en 2025, au deuxième rang mondial des exportateurs.

Pour le Cameroun et le Gabon, la note cite des prévisions de la BEAC d’environ 63 100 tonnes cumulées en 2025, soit près de 0,4 % de la production mondiale. Il s’agit de prévisions, et non de résultats de production définitifs.

Face à ces volumes plus modestes, l’analyse de HIG privilégie la différenciation par des produits à plus forte valeur ajoutée et la transformation locale. Le développement du latex à usage médical au Cameroun illustre cette orientation.

L’organisation de la filière, un enjeu de financement

La publication compare le dispositif ivoirien, articulé autour de l’interprofession APROMAC, du régulateur CHPC et du fonds sectoriel FIRCA, aux structures présentes au Cameroun et au Gabon.

Selon HIG, l’absence de mécanismes équivalents de coordination limite la capacité de négociation collective et l’accès aux financements. L’organisation de la filière contribue ainsi à rendre les projets finançables, au même titre que leur préparation technique et commerciale.

Des solutions adaptées à chaque besoin

La note identifie plusieurs priorités : la transformation locale, le préfinancement des campagnes de collecte et d’exportation, la traçabilité et le crédit aux petits producteurs. Elle examine notamment l’apport de la finance structurée, des financements mixtes et des partenariats public-privé.

L’approche de HIG associe préparation des projets, structuration financière, recherche de financements et accompagnement des transactions pour relier les opportunités d’investissement africaines aux capitaux internationaux.

Consulter la note complète dans notre bibliothèque.

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